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Accueil > Société > Culture > Quel avenir pour l'humanité ?

Culture


Quel avenir pour l'humanité ?  Maxime Laguerre


Le nombre d’individus composant toute espèce vivante est limité par la nourriture disponible. Si l’homme primitif n’avait pas inventé l’élevage et l’agriculture, il serait resté un chasseur cueilleur omnivore et l’espèce humaine n’aurait connu aucun développement.
Cependant l’homme primitif aimait peindre des animaux sur les parois des cavernes. Fasciné par l’image – et plus tard par son image, grâce à l’invention du miroir – il se distingua des autres animaux par sa capacité à concrétiser ce qu’il imaginait, à innover.
L’innovation, en modifiant sa nourriture et son environnement, c’est-à-dire son biotope, a fait évoluer son patrimoine génétique, lequel détermine l’aspect, le comportement et la pensée.
Les animaux, qui ignorent l’innovation, n’ont pas d’histoire, au contraire des êtres humains. Cependant, le pouvoir inventif est variable suivant les ethnies, qui de ce fait ont des civilisations différentes. L’innovation est imprévisible, et au moment de son adoption ses conséquences sur les moeurs et la santé sont inconnues.
Les ethnies de race blanche ont été les plus innovantes, mais souvent réticentes à les adopter. Dans l’ancienne France, l’imagination était la « folle du logis », et on se méfiait de toute nouveauté.
Jusqu’au XVIIIe siècle, la pensée des intellectuels était ignorée du tiers état. Seul un certain savoir religieux était transmis au catéchisme. Avec l’invention de l’imprimerie, l’audience des intellectuels explosa, car ils purent s’adresser au peuple. Sans l’imprimerie, Luther et Jean-Jacques Rousseau seraient restés inconnus.
Paysans, artisans et nobles croyaient à la primauté de l’inné et à une hiérarchie du comportement, alors que le clergé interdisant le mariage des prêtres ne croyait qu’à une hiérarchie du savoir (religieux).
Grâce à l’imprimerie, le savoir intellectuel (laïque) remplaça peu à peu le savoir-faire et le savoir-vivre formé par l’apprentissage.
L’invention des moteurs et machines-outils paracheva l’anéantissement de l’artisanat. Heureusement nos artisans incultes du Moyen Âge avaient eu le temps de concevoir et de construire cathédrales et châteaux.
Si l’outil appartenait à celui qui l’utilisait, les machines-outils devinrent la propriété des financiers ne recherchant que la plus-value en augmentant indéfiniment la production, donc la consommation. Celle-ci s’obtient par une prolifération d’innovations qui rendent obsolète ou démodé tout ce que nous possédons. La publicité se charge de nous induire en tentation et le crédit transforme cette tentation en possession. Voilà ce qu’est le capitalisme financier.
Cette prolifération d’innovations fragilise notre santé par l’inadéquation de nos défenses immunitaires que l’on tente de remplacer par des médicaments. Presque toutes les maladies sont en progression. Beaucoup sont nouvelles comme Parkinson ou Alzheimer, dont on ignore l’origine. La plupart de nos maladies n’existent pas chez les mammifères sauvages de nos régions, qui pourtant subissent les intempéries dont nous sommes protégés.
L’ensemble des innovations forme le progrès, concept né au XVIIIe siècle et considéré par une élite intellectuelle comme un changement en mieux, continu et indéfini. La vraie révolution fut de déclarer que la primauté de l’inné reconnue par le tiers état et la noblesse était remplacée par celle de l’acquis. Les hommes naissant égaux, seule l’éducation va les différencier. Ainsi le savoir-faire et le savoir-vivre appris individuellement par l’exemple furent peu à peu remplacés par des connaissances abstraites (la culture) apprises collectivement à l’école au bénéfice d’une minorité. Cela permit une avancée spectaculaire des connaissances scientifiques au détriment du savoir-faire.
Les sociétés actuelles, ultra progressistes et mondialistes courent à leur perte. Le gaspillage organisé pour soutenir la croissance provoque la disparition progressive des ressources en matières premières et énergétiques, alors que la population mondiale s’accroît de 228 000 individus par jour !
Dans cet ouvrage, vous trouverez la solution proposée par l’auteur pour revenir en trois siècles à un ordre plus conservateur n’utilisant que des biens renouvelables – à l’instar de toutes les espèces animales et végétales.
Ref. produit : 4544
Code ISBN : 9782754600590
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