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Résumé
La catégorie de l'horreur, figure de proue du film de genre, s'est imposée à l'écran dès les origines, de Dracula de Tod browning (1931) aux variations horrifiques de la série des Saw (années 2000) ou Hostel d'E.Roth (2006), véritables machines à créer de la répulsion physique et à convoquer une réflexion éthique. Mais ses modalités se sont complexifiées au fil des décennies, avec la place de plus en plus envahissante des effets spéciaux dès les années 80. Pourtant, semblent toujours s'installer les mêmes mécanismes de perturbation d'un système par la figure protéiforme du Monstre.
L'auteure : Normalienne
et agrégée d'anglais, elle est professeure de littérature américaine et de
cinéma à l'université Paris X Nanterre. Ses ouvrages portent sur les grandes
figures et les mutations de la littérature afro-américaine ainsi que les
problèmes d'adaptation au cinéma: Toni
Morrison, Figures de femmes, Presses de Paris 4-Sorbonne, 1996; A Streetcar Named, Desire avec G. Menegalgo, Ellipses 2003 et Dracula, la noirceur et la grâce,
Atlande 2006. Elle a également coordonné : Préambules : états de la crise au cinéma (2008) pour la revue
en ligne www.cercles.com