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Résumé
L'effet dévastateur et démoralisant de nos roquettes fut très vite reconnu. Cette arme, initialement destinée à l'attaque des bateaux, s'avéra idéale pour matraquer les blindés car l'obus pénétrait l'acier pour éclater à l'intérieur du char, faisant le vide absolu en lançant la tourelle dans les airs.
Le 7 juin, n'ayant plus de roquettes, j'ai attaqué un Tigre immobilisé sur une route en béton. J'ai mis en pratique avec mes 4 canons tous les types d'attaques possibles, jusqu'à tirer sur le béton, en arrière du blindé, espérant provoquer des ricochets qui pénétreraient par en dessous dans les parties molles. J'ai terminé par des piqués à la verticale, à l'aplomb de la carapace couvrant le moteur. Rien n'y fit! Ce panzer s'en tira et s'en alla après notre départ. J'appris par la suite, de témoins de ce combat, que l'équipage en était sorti immédiatement après, le visage recouvert de sang, apparemment coupé par des paillettes d'acier se détachant du blindage à la façon d'une lame de rasoir zigzaguant à l'intérieur du tank avec un sifflement de guêpe en colère. C'était terrible à voir, effrayant, mais les coupures n'étaient que superficielles.