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La Normandie en flammes
Jacques Henry
Ref. produit : 4324
Code ISBN : 2-85480-078-4
Quand, à l'aurore du 6 juin 1944, des habitants de Bernières-sur-Mer entendirent leurs libérateurs chanter J'irai revoir ma Normandie, ils pensèrent qu'ils se trouvaient en présence de soldats appartenant à la France Combattante.
 
 
 
 
 


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Or, ils eurent la surprise d'apprendre que ces militaires n'étaient autres que des Canadiens français. Descendant, pour la plupart d'entre eux, de colons normands ayant fait souche en Nouvelle France, au cours des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, ils avaient volontairement traversé les mers, dans un admirable élan de leur jeunesse en fleur, pour venir délivrer la "vieille mère-patrie" de l'occupation ennemie. Et de la Côte de Nacre au Pays de Caux, ces « retrouvailles » suscitèrent, de part et d'autre, un enthousiasme indescriptible. « Sanglant fut le chemin sur le sol des aïeux… » Ces mots gravés à Honfleur, en la chapelle du sanctuaire de Notre-Dame-de-Grâce consacrée au Souvenir des ancêtres communs, définissent éloquemment - de même que les grands cimetières militaires de Normandie – l'ampleur du sacrifice de ces hommes qui sanctifièrent de leur sang généreux notre sol de France, comme l'avaient fait leurs pères lors de la Première Guerre mondiale. Pendant le tragique été de 1944, plusieurs milliers de Canadiens de langue française et de langue anglaise moururent glorieusement au combat, et des dizaines de leurs camarades, capturés par les SS de Kurt Meyer, furent lâchement assassinés à l'Abbaye d'Ardenne, à Authie, au Mesnil-Patry et dans l'infernal secteur de Carpiquet. 
À leurs côtés tombèrent, en grand nombre, des citadins et des villageois victimes d'un holocauste de cent jours. Issu d'une longue lignée de Normands, fondateur dans l'ombre de la clandestinité – à Lisieux, en 1942 – de la Fédération Normandie-Canada, président de la Société des écrivains normands et de la Société historique de Lisieux, Jacques Henry a voulu évoquer cette dramatique et inoubliable épopée en recueillant les témoignages émouvants des Normands et des Canadiens qui ont vécu ensemble ces heures exaltantes et douloureuses, et ce après avoir rappelé les heures sombres de l'occupation allemande. 
Son livre est enrichi du précieux Journal de guerre du capitaine Gérard Leroux, officier d'intelligence du vaillant Régiment de la Chaudière, cette unité canadienne à laquelle la Normandie dut la délivrance d'une importante partie de son territoire. A ce carnet de route, ouvert en Angleterre, avant le débarquement des Alliés sur le littoral du Calvados et de la Manche, puis écrit pendant la marche vers Caen, viennent s'ajouter de façon bénéfique les souvenirs du sergent Léo Gariépy dont Courseulles honore la mémoire. Réceptacle des réminiscences du grand drame de 1944, La Normandie en flammes constitue une page héroïque de la grande histoire de cette province et du Canada.
 
La Normandie en flammes