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Résumé
On peut débuter comme vigile dans un supermarché et huit ans plus tard assurer la protection rapprochée d'un président étranger en visite privée à Paris. C'est ça mon parcours, mais je peux vous dire que j'en ai bavé, et que même aujourd'hui il y a des moments où il faut que je respire un grand coup pour faire face. A une époque j'ai cru que j'étais arrivé au sommet, mais j'ai vite pris conscience de mon excès d'optimisme. Les difficultés me tombaient dessus les unes après les autres. Une personne proche de mon patron venait d'être assassinée, au volant de sa voiture, par des tueurs à moto. Mon employeur qui était visé lui aussi tenait à rester dans le cadre de la loi, donc je n'avais pas d'arme. De plus la police n'avait aucun motif juridique de m'apporter son soutien. Je ne pouvais compter que sur moi-même. Je me suis senti terriblement seul. Cette mission a duré onze mois, les mois les plus longs de ma vie mais mon patron est toujours vivant. Avec de la chance, de la débrouillardise, et un sens de l'improvisation aiguisé par le danger permanent, j'ai réussi à solutionner tous les problèmes. Après cette expérience, j'ai réalisé que le métier de garde du corps est comparable à la pratique d'un sport de combat. Ce n'est pas le nombre de «dans » qui fait de vous un expert en karaté, mais c'est le temps passé dans chacun de ces grades qui compte vraiment. Dans le métier de la protection rapprochée c'est pareil, c'est le temps passé dans chaque type de mission qui vous fait avancer. A une condition : c'est de ne jamais, mais alors jamais, avoir «la grosse tête»...