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Résumé
Définir le réalisme magique d'André Delvaux (1926-2002), c'est d'abord montrer comment ce maître de l'adaptation cinématographique d'œuvres littéraires est devenu un auteur de films énigmatiques, de L'homme au crâne rasé à L'œuvre au noir en passant, entre autres, par Rendez-vous à Bray, Belle, Femme entre chien et loup ou Benvenuta. Si Delvaux s'inscrit dans la modernité, c'est avec un cinéma du doute. Faux coupables, ses héros recherchent l'innocence à travers un parcours initiatique qui laisse rêveur. Puisant dans sa belgitude, faite de latinité et de germanité, ce grand imagier, également musicien, saura nous livrer, sur plus d'une vingtaine d'années, une œuvre ouverte à l'inquiétante étrangeté.
Adolphe Nysenholc est agrégé, docteur en Philosophie et Lettres, professeur honoraire de l'Université Libre de Bruxelles. Collaborateur de La Revue belge du cinéma, La Revue de l'Université Libre de Bruxelles, comme de Contre Bande et d'Humoresque, il est surtout spécialiste de Chaplin (L'âge d'or du comique, éd. de l'université Libre de Bruxelles, L'Harmattan, Charles Chaplin ou la légende des images, Méridiens Klincksieck) ainsi que d'André Delvaux dont il a dirigé de nombreux collectifs : André Delvaux ou les visages de l'imaginaire, André Delvaux, la magie du réel.